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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 00:10


En un mot, est apostolique ce qui vient des apôtres.

Au commencement, il y a Jésus, en Galilée, il y a presque 2 000 ans. En fait, les évangiles ne nous disent pas vraiment comment ça s’est passé. On sait que parmi les disciples qui le suivaient, Jésus en choisit douze. Douze hommes qui figurent les douze tribus d’Israël. Le début d’un nouveau peuple, d’une nouvelle alliance. Ce que les évangiles ne nous disent pas, ce sont les critères du choix. On repère bien les touts premiers, le « premier rang des douze », ceux que Jésus a appelés, au bord du lac, ou à la table de douane. Simon-Pierre et André, et aussi Jacques et Jean, les fils du pauvre Zébédée, qui se retrouve les bras ballants, ses barques sur le sable, sans fils pour mener la pêche. Il y a Matthieu, le douanier, qui lui aussi laisse tout en plan, et Nathanaël, qui étudiait sous le figuier, on dit que c’est lui qu’on appelle aussi Barthélémy. Voilà qui fait six. Quant aux six autres, Thomas, Jude, qu’on appelle aussi Thaddée, l’autre Jacques, Judas, Philippe, frère de Barthélémy, et un autre Simon, qui lui, ne devient pas Pierre, on ne sait pas pourquoi ils furent choisis. Y eut-il des remous ? Des jalousies ? Nous n’en savons rien.

Ces Douze sont les témoins privilégiés de la vie publique de Jésus, et de sa prédication. Jusqu’à la croix. Et là, ils ne font pas fort. L’un d’eux, Judas, trahit. Le « chef », Pierre, renie Jésus, et les autres se sauvent, sauf, peut-être, Jean. Triste bilan.

Pour autant, Jésus les convoque en Galilée après sa résurrection et les confirme dans leur mission. Dès avant la Pentecôte, les Onze procèdent au choix du remplaçant de Judas, un disciple qui comme eux a suivi Jésus depuis le commencement, et au tirage au sort, c’est Matthias qui est désigné. Il n’est pas dit qu’alors, ni Pierre, ni les dix autres lui imposèrent les mains, et j’en ai toujours été un peu frustré.

En effet, c’est à partir de Matthias que commence la succession apostolique, cette magnifique vision de l’Église, qui professe que du Christ à moi, de mains en mains, chacun succédant au précédent, les mains posées sur la tête les uns des autres, une longue chaîne humaine porte le témoignage de ce qu’ont vu les Douze. Et voilà une merveilleuse raison d’aimer le catholicisme. Nous ne sommes pas dans une religion du livre, du mot à mot, de la lettre, nous sommes là dans une histoire de témoin. D’humain à humain, de siècle en siècle, la Bonne Nouvelle court. À la suite des apôtres, nous pouvons dire : « nous croyons à cause de ce que nous avons vu, de ce que nous avons entendu ». Des Douze jusqu’à chacun des baptisés, par les mains des évêques, successeurs des apôtres, la foi se répand. À chaque génération, l’évangile de papier et de mot devient un témoignage de chair et de sang, une nouvelle confiée à chacun les yeux dans les yeux. Et c’est sur la foi de nos pères que nous posons notre acte de foi.


Ce que dit le Magistère catholique :

Catéchisme de l'Eglise Catholique -77.  " Pour que l’Évangile fût toujours gardé intact et vivant dans l’Église, les apôtres laissèrent comme successeurs les évêques, auxquels ils "transmirent leur propre charge d’enseignement" (Dei Verbum (DV), Constitution sur la Révélation, deuxième concile du Vatican, 7). En effet, "la prédication apostolique, qui se trouve spécialement exprimée dans les livres inspirés, devait être conservée par une succession ininterrompue jusqu’à la consommation des temps"  (DV 8)."

 
100 mots pour la foi
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 23:19


51 minutes de danse et l’amour est dit.

En sortant de l’Opéra de Lyon après avoir applaudi debout avec toute la salle la performance de Mikhaïl Baryshnikov et Ana Laguna, je pense à l’Eglise. En moins d’une heure, le temps d’une messe, nous avons touché le cœur du mystère de l’amour. En moins d’une heure, un homme et une femme nous ont retournés et émus. En moins d’une heure et sans moyens extraordinaires, sans effets spéciaux, sans autres mots qu’une brève introduction.

Ils ne nous ont pas retournés et émus uniquement parce qu’ils sont des danseurs exceptionnels, mais parce que ce qu’ils  souhaitaient nous raconter de l’amour, de la vie amoureuse avec ses joies et ses peines, nous a touché au plus profond de nous-mêmes. A propos d’une des pièces dansées, Mikhaïl Baryshnikov dit « … ce n’est pas seulement des pas, c’est une histoire que l’on partage. J’aime l’idée que Place, ce duo autour du couple et ses aléas, rappelle au spectateur quelque chose d’intime, l’impression d’avoir vécu cela de l’intérieur. » (Entretien avec  Philippe Noisette dans la revue Danser, octobre 2008).

La magie s’est opérée, le message est passé, une porte s’est ouverte chez les spectateurs pour qui l’histoire racontée s’est directement connectée  à leur vie propre. N’est-ce pas ce dont nous rêvons le dimanche à la messe ? Pouvoir ressentir que la Bonne nouvelle qui nous est annoncée résonne au plus profond de nos cœurs, physiquement. Qu’elle réveille des choses que nous avons vécues, pour être trivial qu’elle nous parle.

Mikhaïl Baryshnikov a 61 ans, Ana Laguna 54 ans, ils ne sont plus jeunes mais les dizaines d’années de travail et de spectacles qui nourrissent chacun de leurs gestes, chacun de leurs regards, sont une expérience qui leur permet d’aller à l’essentiel et de faire entrer les spectateurs dans l’histoire qu’ils dansent. Ah bien sûr, finies les prouesses techniques qui ont fait la réputation de celui qui fuyant l’URSS est devenu la star de l’American Ballet Theatre de New-York. Dans Years Later où il dialogue avec des images d’archives du jeune Baryshnikov, il nous livre une méditation pleine d’humour qui loin de nous faire regretter l’agile danseur d’autrefois, nous fait apprécier l’inouïe profondeur de la pureté de la danse qu’il nous propose aujourd’hui.

On entend trop souvent les arguments sur la « pauvreté » des liturgies post conciliaire pour expliquer le vide des célébrations. C’est peut-être vrai (même si le désengouement pour la messe n’est pas post-conciliaire). Mais nous raconter que les chrétiens ont besoin de rites, d’encens, de lustre,  pour entendre le « message de la messe » est une ânerie.  Mikhaïl Baryshnikov et Ana Laguna nous montrent le contraire. Ce n’est pas ce qui est exposé qui touche (qu’ils s’agissent de la technique remarquable du jeune Baryshnikov ou de l’abondance des signes, ornements et richesses liturgiques), c’est ce qui est exprimé, vécu. Et pour atteindre ce vécu, la simplicité et l’expérience sont visiblement les meilleurs media.

Le véritable problème finalement est de savoir si l’on préfère faire passer la grandeur de l’Eglise ou l’amour de Dieu qui appelle chaque homme et chaque femme  à l’accueillir dans son cœur.  La simplicité et la pureté de la danse de ces deux interprètes de génie (la qualité des chorégraphies également bien évidemment) n’est pas une liturgie à la gloire des danseurs, juste un art de faire naître une communion des spectateurs  autour d’un amour ressenti par chacun selon son histoire, donné à voir par eux  selon leur sensibilité. Peut-être que le fait que le message nous soit délivré par un homme et par une femme, avec les différences et les complémentarités d’expression que cela représente également, n’est d’ailleurs pas pour rien dans cette sublime réussite de transmission.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:10

 

Voilà un véritable mot martyr, un mot qui a été si malmené, si déformé que son sens ordinaire est devenu strictement l’inverse de son sens originel.

Pour la plupart d’entre nous, le mot désigne une catastrophe généralisée située entre le tsunami, l’épidémie mondiale de peste et la troisième guerre mondiale. C’est l’idée que « ça » va mal finir, « ça » désignant une époque, voire toutes les époques, bref, la fin du monde.

Pourtant, à l’origine, dans son sens littéral, le mot signifie un dévoilement, une révélation. Il désigne particulièrement une œuvre littéraire l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament, généralement attribué à saint Jean. Cette Apocalypse de saint Jean s’insère dans un genre littéraire plus vaste, le genre apocalyptique dont le meilleur représentant, dans l’Ancien Testament, est le Livre de Daniel.

Sur quoi le voile se lève-t-il, que nous est-il donné à voir, qui était caché ? Que racontent les apocalypses, et en particulier l’Apocalypse de saint Jean ? Que le monde est en proie à la violence, à la guerre, à des pouvoirs injustes, des puissances arbitraires et destructrices. Jusque-là, pas de scoop. Il suffit d’avoir des yeux pour le voir, et nous qui disposons de systèmes d’information performants, sommes soumis quotidiennement à la terrible litanie des catastrophes, crimes, attentats, turpitudes, perversités et autres fléaux qui balayent notre pauvre monde. Comparée au journal télévisé, la littérature apocalyptique fait souvent pâle figure.

Ce n’est donc pas la violence, ni la souffrance, ni les malheurs qui sont dévoilés. Ce qui est révélé, c’est ce qui advient à la fin. Car ce que dit l’Apocalypse, c’est que la fin de l’histoire (de l’Histoire), c’est Dieu qui l’écrit. Et il écrit une happy end. À la fin, les méchants sont vaincus et Dieu triomphe. Voilà ce qu’on lit au dernier chapitre de l’Apocalypse :

« Il (Dieu) aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé. » Ap 21, 3-4.

Il y a bien quelque chose d’ancien qui s’achève mais quelque chose de nouveau advient, et ce monde nouveau est un monde où Dieu victorieux règne sans partage.

Il est frappant de constater qu’il nous est si difficile de croire que les choses finiront bien que notre inconscient collectif a déformé le mot au point de lui faire dire l’inverse de son premier sens. La victoire finale est devenue une catastrophe. Cette dégradation du sens du mot montre bien à quel point nous refusons de croire Dieu. Comme il est difficile de croire que Dieu nous veut du bien, qu’il est de notre côté, que dans le combat contre le mal et l’injustice, il n’est pas un juge impartial mais un acteur engagé. Et pourtant, notre Dieu est « Dieu avec nous ». Voilà pourquoi l’histoire finit bien.

 

Lu dans le lexique du site de la Conférence des évêques de France
Mot d’origine grecque, signifie dévoilement ou révélation.

Dernier livre du Nouveau Testament et donc de la Bible, cet ouvrage écrit par saint Jean est riche en visions symboliques, prophétiques. Il a joué un rôle important dans la résistance spirituelle et l’espérance des premières communautés chrétiennes en temps de persécution.


100 mots pour la foi

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 19:11
 

 

Chères sœurs et chers frères dans le Christ,

 

Comme moi, sans doute, vous avez lu l’article de Stéphanie Le Bars sur l’Assemblée des Évêques de France à Lourdes (Le Monde daté du 8/11/09). Si tel est le cas, j’imagine vos mines consternées. Non que les évêques ne vous aient pas répondu, il fallait s’y attendre, non qu’ils disent repousser leur réflexion au printemps, je crains qu’ils n’en fassent rien, mais par l’image que cet article donne de leurs réflexions.

 

Mgr Stanislas Lalanne découvre, grâce à la sécularisation, qu’il lui faut avoir « l’audace d’annoncer la foi ». On se prend à se demander quelle « définition de poste » est habituellement donnée aux évêques si la tâche première des apôtres et de leurs successeurs est pour lui une nouveauté. En effet quelle audace !

Quant à Mgr Dominique Lebrun, tous les laïcs en charge ecclésiale lui seront reconnaissants de leur déléguer l’insigne honneur d’organiser des co-voiturages pour aller à la messe. Merci, mille fois merci… Monseigneur, si vous pouviez également nous permettre d’arbitrer les matchs de football que nous organisons avec les jeunes de nos aumôneries nous serions totalement comblés.

 

Comme vous, je pense, j’ai envie de dire aux évêques : « Pénurie ou abondance, nous ne sommes pas du bétail qu’on « gère » ! Nous sommes des baptisés adultes qui savons pourquoi nous œuvrons ! Nous ne vous demandons surtout pas de nous « gérer », nous ne vous demandons pas de répondre à des problèmes que nous n’avons pas, nous vous demandons simplement de faire résonner la Parole du Christ aux oreilles du monde et à nos oreilles, nous vous demandons simplement de nous rassembler autour du Christ dans la communion de l’Eglise et particulièrement dans la Communion eucharistique. Nous vous demandons simplement de nous nourrir du Christ afin que notre foi soit plus forte et que nos œuvres soient plus belles. »

 

Chères amies, chers amis, vous agacez les évêques. Les pauvres ! C’est qu’ils ont d’autres problèmes bien plus importants à traiter et vous n’étiez que trois ou quatre cents à une marche et si mes informations sont bonnes qu’un millier depuis. Finalement peut-être êtes-vous déjà trop nombreux pour espérer être traités comme la brebis égarée ?

Vous les agacez parce que d’autres groupuscules, à peine plus nombreux que vous mais au lobbying très efficace, des nouvelles « petites franc-maçonneries catholiques » comme les nomme un de mes amis historien, les assomment déjà de revendications, arguant de leur parfaite soumission à la volonté de Rome. Que voulez-vous, ils ne peuvent pas répondre sur tous les fronts !

Mais je sais que vous ne vous tairez pas et je sais que vous n’êtes pas un front mais une vague. A l’heure où nous célébrons la chute du mur de Berlin, je serais heureux que l’intelligence de notre foi que vous trompetez en marchant fasse s’effondrer enfin les murs de la peur.

 

Vous les agacez aussi parce que le nom que vous avez choisi est pour eux le signe d’une opposition à leur structure. Laissez leur leur nom ! Je vous en propose un plus beau et un plus catholique finalement. Vous pourrez ainsi répondre à leur inquiétude première celui du « comment dire qui nous sommes ? ». Ce nom c’est « Communion catholique des baptisés de France » CCBF.

Il répond à tout ce que vous êtes, aux convictions qui vous ont portées, aux enjeux que vous souhaitez développer. C’est un nom inscrit dans la Tradition de l’Eglise, c’est un nom qui est au cœur du Concile Vatican II auquel vous êtes profondément attachés, c’est un nom qui dépasse les clivages et vous amarre à Celui à qui vous avez donné votre foi : Jésus le Christ.

Ce nom vous attachera à l’Eglise du Ciel et de la Terre. « Tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur source et de leur chef, toute grâce et la vie du peuple de Dieu lui-même. » (Vat. II, LG 50).

Ce nom redira votre insistance pour qu’hommes et femmes soient également constitutifs de l’Eglise et qu’ils s’expriment dans des structures sociales. « Dieu n’a pas créé l’homme solitaire, dès l’origine « il les créa homme et femme » (Gn I, 27). Cette société de l’homme et de la femme est l’expression première de la communion des personnes. Car l’homme, de par sa nature profonde, est un être social, et, sans relations avec autrui, il ne peut ni vivre, ni épanouir ses qualités. » (Vat II, GS 12).

Ce nom, enfin, attestera que vous vous mettez à l’écoute de l’Esprit Saint que vous avez reçu au baptême pour œuvrer pour l’unité de l’Eglise, au sens le plus large. « L’Esprit Saint qui habite dans les croyants, qui remplit et régit toute l’Eglise, réalise cette admirable communion des fidèles et les unit tous si intimement dans le Christ, qu’il est le principe de l’unité de l’Eglise. » (Vat II, UR 2).

 

Chères amies, chers amis, bien certainement cet article du Monde ne dit pas tout de la pensée des évêques réunis à Lourdes, mais ce qu’il rapporte est néanmoins le signe que l’Eglise a de manière urgente la nécessité de s’ouvrir à une réflexion neuve, une réflexion portée par les premiers concernés, les catholiques baptisés que nous sommes. J’espère de tout cœur et de toute ma foi que vous porterez cette réflexion et y associerez le plus grand nombre. Je l’espère pour l’Eglise et pour chacun d’entre nous. Je l’espère pour chacun des hommes et des femmes de ce monde. Je l’espère pour le Christ.

Avec toute mon amitié et ma prière, 

 

 

Pourquoi je crois que la Conférence des Baptisés de France est une bonne idée ?

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 22:59
 

 

Compte-rendu de la table ronde de l’IESA sur fidèles et touristes dans les édifices religieux.

 

Ouvrant la table ronde, Mgr Joseph Doré nous invite d’emblée à manier la distinction fidèles/touristes avec prudence. Les fidèles sont invités à découvrir les aspects patrimoniaux et artistiques de leur cathédrale et les touristes qui choisissent de visiter des édifices religieux ne sont pas forcément indifférents à leur spécificité spirituelle. Certes… mais dans ses conclusions, il soulignera que le vrai problème est celui du flux, ce flux qui sépare bien en deux catégories les fidèles et les touristes.

Mgr Joseph Doré aime sa cathédrale et lui a consacré un très bel ouvrage La grâce d’une cathédrale aux éditions La Nuée Bleue (2008). La cathédrale de Strasbourg est la deuxième cathédrale la plus visitée (3 millions de visiteurs par an) après Paris (10 millions). Dans son intervention, il apparaît clairement que le lien fondamental entre l’évêque et sa cathédrale (le nom vient de cathèdre, la chaise de l’évêque) n’est pas qu’une image. S’appuyant sur les catégories «intérieur » et « extérieur », l’ancien archevêque de Strasbourg développe son approche pastorale de la médiation de la cathédrale sous deux angles. L’extérieur, le corps architectural au sens large (bâtiment, objets et œuvres d’art, traces du passé…), appartient à tous sans distinction de croyance. Il est donc le lieu de l’interface entre Eglise et Société. L’intérieur, c’est ce qui rend ce bâtiment particulier, le lien qu’il a à travers l’évêque avec l’Eglise. L’intérieur, ce sont l’évêque, la communauté des fidèles, les grandes célébrations liturgiques (l’ordination épiscopale, les grandes fêtes…), mais également toute la vie de l’Eglise (son attention aux plus pauvres, l’annonce de l’Evangile…) et cet intérieur est proposé à tous. La médiation de cette cathédrale intérieure passe alors par la nécessité de « soigner avant tout et sans cesse la dimension cultuelle de l’édifice ».

Le premier point devient alors essentiel, par la cathédrale l’Eglise s’adresse à tous, fidèles et touristes, et toute l’activité développée dans ce sens (accueil, conférences, concerts, monstration des vitraux, des tapisseries, du trésor…) vise les deux catégories. Parmi ces actes de mise en valeur du patrimoine, le travail effectué par Mgr Joseph Doré de réaménager le chœur, de remplacer l’autel en contreplaqué par un vrai autel, de séparer l’ambon de la parole du pupitre de l’animation liturgique sont tout autant une volonté de redonner une lisibilité de la cathédrale extérieure que le souci de donner à la cathédrale intérieure de meilleurs moyens de s’exprimer.

 

Ces catégories intérieur/extérieur, Alain Erlande Brandenburg, spécialiste de l’art gothique et historien de l’architecture peut les réutiliser pour montrer que si la cathédrale extérieure est l’interface entre Eglise et Société, la cathédrale extérieure est également un intérieur qui structure l’extérieur qu’est la ville ou la cité. Pour mieux appréhender la médiation d’un lieu, la première chose à faire est de comprendre ce lieu. Qu’est-ce que l’église est le titre de son ouvrage qui paraîtra aux Editions Gallimard en 2010. Il y fait une synthèse sur 2000 ans d’histoire des grands moments qui ont structuré un édifice qui est toujours issu d’un double dialogue, celui de l’Eglise et de la Société et celui intérieur de l’Eglise, souvent source de conflits.

Sur la place de l’Eglise dans la cité, deux grandes dates sont à retenir : celle de l’Edit de Tolérance de Constantin (313) et celle de l’essor des cathédrales gothiques au XIIe siècle. Avec Constantin, l’Eglise s’insère visuellement dans la cité à travers trois grands types de bâtiments : les basiliques, les mausolées et les baptistères. En reconnaissant la religion chrétienne, Constantin lui donne également une visibilité au sein de la société. Au XIIe siècle, lors de l'essor des villes, plusieurs évêques vont choisir pour conquérir ou reconquérir les fidèles de reconstruire leur cathédrale. Dans beaucoup de cas cette reconstruction va redessiner une partie de la ville car les évêques vont obtenir l’autorisation de franchir ou de détruire les enceintes antiques, modifiant le tracé des voies liées notamment à l’orientation des édifices induisant la construction d’une façade occidentale destinée aux fidèles amplifiée parfois d’un parvis.

Cette deuxième période est également une véritable révolution pour l’aménagement intérieur des églises. A Paris, les deux tiers de la cathédrale sont destinés aux fidèles ! Les deux autres moments importants à retenir sont évidemment les conciles de Trente et de Vatican II. Mais l’histoire nous montre que l’assimilation par l’architecture des réformes liturgiques est longue et peut s’étendre sur deux siècles. Il est donc très difficile aujourd’hui de pouvoir analyser les conséquences de Vatican II sur l’architecture des églises et des cathédrales, même si l’ecclésiologie mise en valeur à ce concile a eu immédiatement des implications sur la redisposition de l’autel et du sanctuaire.

Devant cette évolution permanente et à cause aussi de la vague de « restauration » due à Viollet le Duc, il est parfois très difficile de comprendre les édifices. De même le déplacement de nombres d’œuvres d’art et de décors intérieurs des églises et cathédrales ont brouillé dans la plupart des cas la cohérence des discours iconographiques. Reprenant l’action de Mgr Joseph Doré, Alain Erlande Brandenburg propose de partir du chœur de l’édifice pour en restituer une meilleure compréhension et particulièrement à l’autel qui est au centre de la lisibilité de l’édifice. Il ne s’agit pas seulement d’ailleurs de soigner la médiation de ces lieux mais souvent de repenser et de restituer la place de l’autel pour que le sens du lieu soit compréhensible.

 

Conservateur général du patrimoine chargé des grands travaux à la Direction de l’architecture et du patrimoine du Ministère de la culture et de la communication et historien de l’art, Denis Lavalle rappelle les trois points essentiels de la politique de l’Etat dans ce domaine : l’apport muséographique pour les trésors, la restauration de ces bâtiments qui représente une part très importante du budget du Ministère et le soutien à l’accueil de créations contemporaines dans ces lieux. A ces trois points essentiels dont il souligne qu’ils se font en étroite collaboration avec les responsables ecclésiastiques, il souhaite en développer un quatrième en mentionnant qu’il devra également être un travail commun : la médiation.

Cette médiation s’appuie sur deux éléments : un système de publications courtes permettant de comprendre la spécificité de ces lieux et le choix pour chaque édifices d’un certain nombre d’éléments à mettre en avant. Prenant l’exemple de Notre-Dame de Paris et de ses 10 millions de visiteurs, il souhaite que la médiation du lieu ne soit pas qu’une affaire de logistique consistant à définir le meilleur circuit pour permettre au flux des touristes de circuler sans risque et sans causer un trop grand trouble pour les fidèles qui souhaitent se recueillir. Dans un lieu comme Notre Dame de Paris, on ne peut évidemment pas penser la médiation en dehors de ce contexte. C’est pourquoi il faut tout à la fois proposer une brochure permettant aux touristes de comprendre le lieu rapidement et choisir quelques éléments clés dans l’ensemble des œuvres qu’elle contient pour lesquels une explication plus longue pourra être donnée. Parmi ces éléments, il regrette notamment que le magnifique tableau des frères Le Nain représentant La naissance de la Vierge ne soit pas accessible. Il s’agit d’une représentation tout à fait originale où le personnage central est la servante qui tient Marie nouveau-né. Qui sait que les frères Le Nain, connus pour leurs scènes décrivant la vie paysanne, ont reçu pas moins de cinq commandes importantes pour des retables à Notre-Dame ?
      
 

Concluant cette rencontre, Monseigneur Joseph Doré, reprenant le titre de son ouvrage, nous rappelle que sa préoccupation première est que la grâce soit accessible au plus grand nombre. Pour cela, trois voies sont à la disposition de l’homme, la voie du bon, la voie du bien et celle qui nous a intéressée particulièrement durant cette heure : la voie du beau.
 
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:25

 

Mercredi débute le salon du patrimoine. Ministère de la culture, collectivités territoriales, associations, consultants en tourisme et en patrimoine, artisans… tout le petit monde qui restaure, anime, gère et fait vivre le patrimoine sera présent au Carrousel du Louvre du 5 au 8 novembre autour d’un thème : « Patrimoine des religions ».

 

Parmi les conférences et tables rondes qui traiteront de ce sujet, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts organise une rencontre entre Monseigneur Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg, Alain Erlande Brandenburg, conservateur général honoraire du patrimoine et grand spécialiste de l’architecture gothique et Denis Lavalle, conservateur général du patrimoine en charge du suivi des grands travaux à la Direction de l’architecture et du patrimoine au Ministère de la Culture et de la Communication.

 

Au centre de cette rencontre : l’accueil des publics dans les édifices religieux et plus particulièrement dans les cathédrales. Comment faire en sorte que cohabitent dans un respect mutuel les chrétiens qui viennent célébrer et prier et les touristes qui viennent découvrir des trésors d’architecture, de sculpture et de peinture ?

 

Entre l’Etat propriétaire et l’Eglise usufruitière de ces cathédrales, un dialogue s’instaure pour que chacun, religieux ou non puisse pénétrer dans ces lieux et y trouver ce qu’il recherche. Mais pour les uns comme pour les autres, il n’y aurait pire solution que de les transformer en musées. L’Eglise comme l’art qu’elle a produit s’inscrit dans une dynamique, dans un chemin. La plupart de ces bâtiments ont été transformés au cours des siècles, des réformes liturgiques, de l’histoire du goût. Et ils doivent continuer de vivre et d’évoluer, d’accueillir de nouvelles formes artistiques… tout en conservant les productions souvent exceptionnelles et parfois uniques qu’ils abritent.

 

Comme le souligne très justement Alain Erlande Brandenburg, il ne faudrait pas regarder « l’art sacré » comme figé. L’art de l’Eglise exprime une pensée dans des synthèses réalisées par l’homme à des moments précis et à partir de données renouvelées. Le résultat est à l’image de la vie humaine, il n’obéit pas à un déterminisme, il est la longue conversation des hommes qui souhaitent honorer Dieu.

 

Finalement l’enjeu est donc souvent le même pour le chrétien qui vient prier et pour le visiteur qui souhaite comprendre l’art produit dans les édifices religieux : s’intégrer à une conversation de formes, de volumes, de couleurs et de lumières qui tente de dire quelque chose de la foi des hommes.

 

Alors évidemment, il faut s’organiser pour que le flux des touristes ne vienne pas altérer la qualité d’un silence propice à la prière et à l’entrée dans le mystère vers lequel nous tourne ce patrimoine. Mais si la médiation du lieu et des œuvres est bien faite, et si sa logistique favorise un climat d’ouverture à leur compréhension dans leur dimension esthétique, culturelle et spirituelle, il est certain qu’elle pourra tout autant bénéficier aux touristes qu’aux fidèles.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 00:24

 

Il est communément admis que les anges furent « découverts » par les croyants d’Israël au contact des religions voisines d’Assyrie et de Mésopotamie. Si des divinités imparfaites (au point qu’on n’était même pas certain de leur existence) disposaient d’une abondante cour céleste de serviteurs ailés de tous rangs, le Dieu d’Israël, l’Unique, le Dieu de l’Univers se devait lui aussi de jouir des services d’une multitude, armée ou légion, qui dans les Cieux célébrait son culte et chantait ses louanges. On découvrit ainsi des anges, des archanges (on en connaît trois, Michel, Gabriel et Raphaël), des chérubins (qui étaient d’ailleurs plus musclés que joufflus puisqu’ils défendaient, lance de feu à la main, l’entrée du jardin d’Éden) et des séraphins. Tout ce petit monde servait surtout à manifester la grandeur de Dieu, sa puissance et sa beauté. Les anges sont en quelque sorte une jolie façon de parler de Dieu, avec esprit, puisque ce sont des êtres spirituels.

Les anges, donc, serviteurs de Dieu, outre la louange du Très Haut, ont aussi la charge de porter ses messages. Ils sont d’ailleurs des porteurs si dévoués, leur service est si parfait, qu’en eux, le messager et le message sont confondus. En conséquence, les anges ont ce talent particulier, qu’ils ne déforment pas du tout le message divin.

Oui, les anges nous parlent de Dieu, de sa beauté, de sa bonté.

Ainsi, la foi dans la bonté de Dieu, sa miséricorde, son attention pour chaque homme nous a fait découvrir les anges gardiens. On peut bien sûr, en esprits forts, en repousser l’existence, au prétexte que ce sont des contes pour les petits enfants, à mettre au musée avec le marchand de sable et le père Noël. Mais Dieu, qui prend soin de chacun, nous aime et nous choie comme un père ou une mère attentif et attentionné. Nous sommes dans la confiance en Dieu « comme un petit enfant » (Ps 131). Alors, ceux qui gardent « un cœur d’enfant », qui savent « redevenir comme des petits enfants », peuvent croire que cette attention, ce souci de Dieu pour chacun a figure d’ange gardien.

Dieu m’appelle ; « Tu es précieux à mes yeux et je t’aime ». Si j’aime les images, je peux nommer ce message, cette vocation, cette sollicitude, mon ange gardien.

 

Ce que dit le Magistère catholique :

CEC-350 Les anges sont des créatures spirituelles qui glorifient Dieu sans cesse et qui servent ses desseins salvifiques envers les autres créatures : " Les anges concourent à tout ce qui est bon pour nous " (S. Thomas d’Aquin, s. th. 1, 114, 3, ad 3).

100 mots pour la foi

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 01:00


Autour de ce mot, se noue l’un des plus graves malentendus du christianisme. En effet, tout le monde ou presque sait que Dieu est amour. Le plus ignorant des enfants du catéchisme sait que deux fois sur trois, il peut répondre à sa catéchiste « parce que Dieu nous aime ». Peu importe la question, ça marche presque à tous les coups. D’une autre façon, après la publication de d’encyclique « Deus caritas est », de Benoît XVI, l’un de mes amis, homme de science et de grande culture, et athée, me posa la question ; « pourquoi faire une encyclique pour dire une chose que même un vieux mécréant comme moi sait ? »

Donc, c’est une chose acquise, Dieu est amour et il faut aimer Dieu, il faut aussi nous aimer les uns les autres, voilà la vulgate.

Si on y regarde de près, cela signifie à très peu près quelque chose d’aussi mièvre que « Dieu est gentil », « il faut être gentil avec Dieu », « Soyez gentils les uns avec les autres ».

Tragique méprise, effroyable affadissement d’une réalité de feu. Souvenez-vous les mots de Jésus : « Je suis venu allumer un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ».

L’amour dont il est question n’a rien à voir avec la gentillesse ; c’est une substance beaucoup plus dangereuse, inflammable, explosive. D’ailleurs, de nombreux artificiers y ont laissé leur peau, à commencer par le premier d’entre eux, le Christ lui-même.

Les théologiens peuvent bien ergoter à distinguer eros, philia, agapé, caritas, ces querelles de mots ne servent guère qu’à dissimuler ou atténuer une redoutable réalité.

L’amour chrétien qui est le cœur même de la foi, est un extrémisme. Il s’agit d’aimer « à mort ». « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », tel est le « testament de Jésus. Mais l’histoire d’amour finit mal ; sur la croix. Mais l’histoire d’amour finit bien, re-suscitée, régénérée, exaltée, en Dieu par la résurrection.

À vue humaine, c’est une folie. Cela suppose d’aimer aussi les méchants, les ennemis, ceux qui commettent envers nous l’injustice, la trahison, le mensonge, la calomnie, le faux témoignage, ceux qui, en un mot, nous veulent du mal et nous en font. Cela suppose de pardonner l’impardonnable, d’abandonner son droit en faveur de la paix.

Cet amour-là est un feu qui nous dévorera si nous commettons l’imprudence de nous y exposer. Il est raisonnable de nous tenir devant l’amour (Dieu) avec crainte et tremblement. Il est raisonnable de prier « Éloigne de moi cette coupe ». Il est de la folie de la foi d’être capable de dire à genoux « Non pas ma volonté, mais la tienne ».


 


Ce que dit le Magistère catholique :

CEC 219. L’amour de Dieu pour Israël est comparé à l’amour d’un père pour son fils (Os 11, 1). Cet amour est plus fort que l’amour d’une mère pour ses enfants (cf. Is 49, 14-15). Dieu aime son Peuple plus qu’un époux sa bien-aimée (cf. Is 62, 4-5) ; cet amour sera vainqueur même des pires infidélités (cf. Ez 16 ; Os 11) ; il ira jusqu’au don le plus précieux : " Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique " (Jn 3, 16).

 

100 mots pour la foi


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 22:01
Jeudi soir, vernissage de Slick au 104 rue d'aubervilliers. La formule consacrée veut que "ce qui est bien avec le XIXe arrondissement c'est  que c'est près de Paris". Et bien non ! C'est très loin. A 21 heures, ce quartier respire la joie de vivre, c'est un bonheur.

Comme toutes les foires dites "off", le meilleur comme le pire se côtoient. De belles choses chez Polaris comme les dessins de John Casey (1), découverts l'an dernier sur le Salon International du Dessin au Carreau du Temple, le travail au néon de Nicolas Saint Grégoire (2) chez Cynthia Corbett, les très jolis tirages sur verre d'Atlan à la galerie Sit Down, les oeuvres subtiles en tickets de métro et papiers découpés de Marion Orel à l'Eponyme galerie ou les petites icônes à fond d'or de pieta inversées (un homme portant une femme morte) de Jean-Christophe Robert à la Trafic Galerie. Mais finalement peu d'émotions fortes et un sentiment de fatigue au bout d'une heure.



1                  2


Mais en partant, en bon professionnel qui veut avoir tout vu, je passe par la gauche pour découvrir les travaux exposés dans les huit dernières galeries non encore explorées. Et là, après m'être intéressé à quelques encres de Thomas Morin à la galerie Barnoud, se jette à ma face violemment l'oeuvre coup de foudre que je n'espérais plus après avoir arpenté la FIAC (Grand Palais), Art Elysées, Cutlog et les neuf dixièmes de Slick.



Cette huile sur toile de Craig Wylie de 2 mètres 30 sur 1 mètre 80, présentée par la galerie Dukan & Hourdequin, est exceptionnelle de présence et d'intensité. Un autre portrait du même peintre et du même modèle, beaucoup plus monastique était tout aussi fascinant. Craig Wylie a reçu le prix du portrait 2008 de la National Portrait Gallery de Londres et, dixit les galeristes, descendrait de Turner.



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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 10:23

La semaine de l'art contemporain ressemble de plus en plus à une semaine de la mode : vernissages des nombreuses foires (FIAC, Cutlog, Slick, Arts Elysées, Show Off...), remise du prix Marcel Duchamp, ventes aux enchères, vernissages privés d'artistes ou de galeries, soirées, déjeuners de VIP au Marly ou au Saut du Loup...  et sûrement beaucoup d'autres choses !


Hier, 20 octobre, le top départ était donné par le vernissage de la Cour carrée (une partie de la FIAC). Ce soir c'est la grand messe de la FIAC - Grand Palais, le vernissage d'Art Elysées, qui borde le Petit Palais et celui de Cutlog, à la Bourse du Commerce, une nouvelle foire prometteuse. Il y a aussi la nouvelle édition de Show Off, l'édition 2008 était plus que décevante, qui déménage de l'Espace Cardin au Pont Alexandre III.
Demain c'est le vernissage de la foire Slick au 104, un peu excentrée (d'où un vernissage à part), mais généralement d'une excellente qualité et permettant d'heureuses surprises.

Samedi 24, c'est la remise du prix Marcel Duchamp, dans le cadre de la FIAC - Cour carrée, à 11 heures. Quatre artistes sont nommés : Saâdane Afif, Damien Deroubaix, Nicolas Moulin, Philippe Perrot. Ce prix a été créé en 2000 par l'Association pour la diffusion internationale de l'art français, le plus grand regroupement de collectionneurs d'art contemporain en France.

Alors c'est parti pour une overdose ! Une semaine qui me permettra d'écrire quelques billets dédiés à la création contemporaine, avec je l'espère beaucoup de coups de coeur que j'essaierai de vous faire partager.







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